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- Publié le 01 janv. 12 à 15:55
- Modifié le 01 janv. 12 à 15:55
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Ce qui m’a fort marqué ici à Taizé Berlin, c’est le mot confiance. C’est un mot d’une profondeur qu’on ne saura jamais découvrir tout à fait.
La confiance, c’est quoi ? Avant de partir j’ai vu les films intouchables ; j’ai été touché comme celui qui aidait la personne handicapée respectait au plus profond sa dignité humaine. La confiance débute là où il y a le respect humain de l’extérieur mais aussi de l’intérieur de l’homme. Sans confiance il n’y a pas de vie, de communauté possible.
Chacun qui a fait l’expérience de la confiance a peut-être été déçu. Il est important de surmonter cette déception, d’avancer, de ne pas se fermer sur soi-même. Alors débute une 2ème confiance, encore plus profonde.
La 2ème chose que je retiens c’est que la confiance en Dieu est mise en question et nous avons bien l’expérience nous en Belgique et pourtant c’est la base de notre communauté pour découvrir ce Dieu qui se tait, qui nous dépasse, qui est invisible. Il faut accepter le regard aimant de Dieu même si je ne le mérite pas et il nous invite à faire confiance dans sa vie, dans sa parole.
Le nom de Dieu au buisson ardent est « je suis avec toi ». La joie la plus profonde, la paix c’est de croire à une présence aimante qui m’accompagne. Je vous souhaite cela, cette présence aimante de Dieu dans le Christ, une expérience à recevoir, à accueillir.
Vous rentrez demain en Belgique, portez en vous cette joie, cette confiance. Réfléchissez sur la « confiance », confiance en soi, dans les autres, en Dieu comme base de toute société humaine. Taizé présente une expérience enrichissante pour retourner dans votre communauté chrétienne pour rayonner cette joie.
« Dieu de miséricorde l’Evangile nous donne à comprendre cette Bonne Nouvelle que personne n’est exclu de ton amour et de ton pardon. »
31 janvier, prière midi à Berlin
Herman Cosijns, secrétaire général de la conférence épiscopale de Belgique